Le 5 juillet 2012
Florence Servan-Schreiber : Comment, en temps de crise, l'esprit d'entreprendre peut-il dépasser la peur et gagner ?
Les chercheurs en psychologie positive se concentrent exclusivement sur la portion de nos personnalités, de nos fonctionnements collectifs et de nos institutions qui marchent. Celle qui nous poussent vers plus et mieux. Qui nous donnent envie, ou qui nous surprennent par leur saveur malgré leur apparence parfois rugueuse.
Une période de crise a toute l'apparence de la rigueur et du danger. Le danger de perdre : son avance, sa place, ses acquis, risque de décroître et surtout de ne plus contrôler ce qui peut arriver. Or, c'est l'impuissance qui nous pousse à la résignation. Etre l'observateur d'une déconfiture ôte le goût du sucre qui donne de l'énergie et nous incite à serrer les poings pour conserver ce qui peut l'être encore.
Sauf que voilà ! Lorsque l'objectif n'est plus que de maintenir, nous en perdons le sens. Et sans trouver du sens à ce que l'on fait, nous ne pouvons pas grandir. Le moment est donc tout choisi pour proposer, annoncer et entreprendre. Car plus nous exprimons nos envies ou nos talents, moins nous sommes tributaires et plus nous gagnons en autonomie. L'objectif n’est pas de s'adapter en se limant les branches les moins vivantes, mais de déployer une énergie centrée et vigoureuse pour reprendre le contrôle.
Lancer son sac par dessus le mur consiste à dire publiquement ce vers quoi on va. Pour risquer de gagner, encore faut-il se mettre en marche. Et comme la pénurie rend créatif, les idées d'autrement germent formidablement dans les moments de crise.
Formée à la psychologie humaniste et au développement durable en Californie, Florence Servan-Schreiber a enseigné aux plus grandes entreprises françaises la qualité du service. Elle a ensuite orchestré les innovations numériques du groupe Psychologie, utilisant l'interactivité comme outil de développement personnel. Elle a aussi dirigé les innovations & développement durable de Lagardère active. C'est en quittant ce poste en pleine crise économique qu'elle s'est formée à la psychologie positive, la science du bonheur, auprès de Tal Ben Shahar. De cette expérience, elle a tiré son best seller « 3 kifs par jour ». Florence est aujourd'hui porte parole de la psychologie positive auprès des entreprises et du grand public.

« Des jours parfaits » pour Annie Lemoine qui publie son septième roman chez Flammarion.


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